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Arrivée imminente ! | | Monbana au large de La Trinité | | Crédit photo : Eric Rousseau - Team Monbana |
L’épilogue de cette Route du Rhum - La Banque Postale 2010 est tout proche pour Damien Grimont. Auteur d’une course exceptionnelle, le skipper de Monbana devrait franchir la ligne d’arrivée dans la soirée. En quelle position ? Cinquième probablement, même si un mince espoir d’accrocher le podium perdure encore. Une très belle performance quoi qu’il arrive pour celui qui améliorera sa septième place de 2006. Qui plus est proche du démâtage, il y a quelques jours, Damien Grimont a pu réparer mardi, après avoir grimpé à six reprises en haut de son mât… Un exploit dans l’exploit !
Une cinquième place probable à l’horizon
1er Thomas Ruyant (Destination Dunkerque), 2ème Nicolas Troussel (Crédit Mutuel de Bretagne), 3ème…? Ils ne sont désormais plus que trois à pouvoir prétendre graver la dernière marche du podium de cette Route du Rhum 2010 en Class’40. Yvan Noblet (3ème, Appart’City) et Samuel Manuard (4ème, Vecteur Plus) semblent les mieux placés pour conquérir le graal en bronze, mais le skipper de Monbana, 5ème, à 12 milles de ce duo au dernier classement de 12h, n’a pas encore dit son dernier mot. Un écart, certes non négligeable, si proche de l’arrivée, mais pas encore irrémédiable, comme en témoignent les cinq milles repris dans la matinée. Son arme jusqu’ici secrète, le fameux tangon, lui permettant d’augmenter l’allure sous grand spi, y étant pour beaucoup. Suspense totale jusqu’au bout !
Quoi qu’il en soit, l’Arradonais n’aura pas à rougir de sa performance, exceptionnelle à plus d’un titre, pour un skipper qui, rappelons-le, présentait à peine 2000 milles au compteur de son nouveau Monbana, avant le départ. Abnégation, courage, audace, pugnacité, dépassement de soi, tous les qualificatifs sont bons pour décrire la performance de Damien Grimont, d’autant qu’il n’a finalement pas été épargné par les ennuis techniques…
Une dernière semaine de course avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête…
Condamné… avec sursis ! Damien Grimont a vécu une dernière semaine de course pour le moins épuisante et stressante. Depuis le week-end dernier, une menaçante épée de Damoclès se dressait au-dessus de sa tête. Préférant ne pas divulguer l’avarie rencontrée, histoire de ne pas éveiller un surplus de motivation chez ses camarades de jeu, le skipper de Monbana a jusqu’ici adopté la stratégie du silence. Et quelle avarie ! Récit : « Quand j'ai attaqué le dernier coup de vent en fin de semaine dernière, je me suis aperçu que la pièce présente à l'extrémité d’une de mes barres de flèche (structures permettant de fixer le mât, ndlr) était dessertie... Une véritable épée de Damoclès au-dessus de la tête ! J'ai alerté Mino (Dominic Vittet son directeur technique, ndlr). On a discuté. Evidemment, il m'a dit qu'il ne fallait pas laisser cela comme ça... Il y avait alors deux-trois mètres de creux et une mer hachée. J'ai tenté une première fois de monter pour essayer de réparer. J'ai presque réussi… Ce qu'il faut imaginer, c'est que lorsqu’on est pendu au bout d'une chaise à cinq ou six mètres de haut, avec des creux de trois mètres, on fait des bonds de quatre mètres en l'air ! Je me suis donc fracassé contre le mât et les haubans. Je passe les détails mais j'ai quelques bleus qui pourront témoigner de ça... C'était un moment très pénible, j'étais complètement tétanisé au niveau des muscles. » Deuxième tentative quelques heures plus tard, après avoir viré de bord : rien à faire ! Un système provisoire de drisses et de bastaques a alors été mis en place par Damien Grimont, samedi dernier, pour consolider le gréement provisoire. « C'est un miracle que ça ait tenu jusqu'au virement de bord de dimanche soir ! Un virement de bord que j'ai vécu avec un soulagement indescriptible. Une fois tribord amure, avec le vent venant de droite, le gréement n'était plus sollicité sous le vent. » Mais loin d’être définitivement à l’abri de la casse, le skipper de Monbana a fait preuve d’une force morale et physique à toute épreuve pour retourner là-haut. « Dès que les conditions se sont calmées, j’ai mis le plan d’attaque à exécution. » Après trois nouvelles tentatives infructueuses, la sixième fut la bonne, mardi dernier. Une délivrance, presque une victoire : « Je me rends compte que j’ai vraiment eu beaucoup de bol de ne pas prendre le mât sur la tête ! » Il parait que la chance sourit aux champions…
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